Brèves du Pacifique - 08/02/2010
Frustration au Samoa - Le tsunami du mois de septembre 2009 a fait près de 200 morts au Samoa, au Samoa américain et à Tonga. Après le passage ravageur de la vague, de nombreux villageois du Samoa se sont réfugiés dans les collines où ils entendent reconstruire leur village.
Aujourd’hui, trois mois plus tard, la lenteur des travaux de reconstruction promis par le gouvernement exaspère ces communautés. Les autorités samoanes ont reçu des millions de dollars d’aide d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’ailleurs pour aider à la reconstruction.
La distribution de ces millions de dollars pose toutefois des problèmes et des Samoans sont persuadés que le gouvernement, à travers sa gestion, freinerait les efforts de reconstruction. Bonne nouvelle toutefois, le directeur de l’organisation néo-zélandaise Habitats pour l’Humanité, Peter North, indique qu’en dépit de la saison des pluies, plusieurs habitations ont été construites : « En ce qui nous concerne, nous aurons réussi à construire 250 maisons d’ici le mois de juin. »
L’Australie a « perdu le contrôle » de ses frontières – Un bateau transportant 181 demandeurs d’asile a été intercepté à la fin du mois de janvier près du Territoire australien de Christmas Island, dans l’océan Indien. C’est sur Christmas island que se trouve un centre de rétention et de traitement des dossiers de réfugiés. Il s’agit du plus grand groupe de demandeurs d’asile arrivés cette année en Australie.
Le chargé de l’immigration au sein de l’opposition, Scott Morrisson, dénonce ce qu’il appelle l’échec de la politique de protection frontalière du gouvernement : « Avec leurs politiques, ils ont littéralement créé une voie maritime express qui relie directement Christmas Island qui, sous la politique de Kevin Rudd, le Premier ministre, est maintenant devenu une usine à visa. La situation est incontrôlable.»
Ajoutons que le centre de rétention a maintenant atteint 97% de sa capacité d’accueil.
Des familles expulsées illégalement en Papouasie Nouvelle-Guinée – Ces familles vivaient à proximité d’une mine appartenant à l’un des plus grands producteurs du monde, Barrick Gold et Amnesty International condamne ces expulsions illégales. Notre correspondant Liam Fox, explique que l’année dernière, la police a conduit une vaste opération pour rétablir l’État de droit dans région de la mine d’or de Porgera, dans la province d’Enga.
Amnesty ajoute que les policiers ont chassé des familles entières de leur maison à proximité de la mine et ont incendié 130 habitations. Selon Shanta Martin, porte-parole d’Amnesty, les villageois n’auraient même pas eu le temps de récupéré leurs biens et leurs jardins vivriers ont aussi été détruits : « Le gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée se doit d’ouvrir une enquête pour que les responsables soient poursuivis et les victimes dédommagées. » Amnesty estime pour sa part que la direction de la mine devrait arrêter de nourrir, de loger et de fournir de l’essence à la police locale.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande font confiance au gouvernement samoan - Certaines victimes du tsunami du mois de septembre 2009, qui a fait près de 200 morts au Samoa, au Samoa américain et à Tonga, vivent toujours sous des bâches et des toiles.
Ces survivants, réfugiés dans des collines, pensent que le gouvernement, à travers sa gestion et sa bureaucratie, freine les efforts de reconstruction. Les autorités samoanes ont reçu des millions de dollars d’aide de la part de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.
Les chefs de diplomatie de ces deux pays, respectivement Stephen Smith et Murray McCully, estiment que les doléances sont inévitables après de telles tragédies. M. McCully précise que les ambassadeurs des deux pays surveillent étroitement le processus de reconstruction : « J’ai entendu des plaintes et nous nous sommes penchés sur chacune d’entre elles avec le gouvernement samoan pour tenter de trouver une solution à tout obstacle. »
Fred Sevele attendu avant la fin du moi devant la Commission d’enquête - Le Premier ministre du royaume de Tonga sera en compagnie de l’ancien ministre des Transports, Paul Karalus, pour répondre aux questions de cette Commission actuellement en période d’intersession. Les enquêteurs devront attribuer les parts de responsabilité dans le naufrage du ferry « Princess Ashika » l’année dernière.
Alors que la Commission menait ses travaux, des informations ont révélé qu’un autre ferry inter-îles, le « Pulupaki » a continué ses opérations après avoir été déclaré en état de non-navigabilité. Selon des témoignages présentés devant la Commission, le gouvernement tongien aurait demandé aux autorités de laisser le « Pulupaki » prendre des passagers.
Le ferry appartient à un député.
Cas de choléra à Port Moresby - Une épidémie de choléra sévit depuis maintenant cinq mois à travers la Papouasie Nouvelle-Guinée. Une femme transférée depuis la province du Sepik oriental dans un hôpital de Port Moresby, la capitale, a été testée positive mais se serait maintenant rétablie. 1 900 cas environ de cas de choléra ont été signalés dans les provinces du Sepik oriental, de Madang et de Morobe.
Depuis le début de l’épidémie, le choléra a tué quarante fois. Pour venir à bout du choléra, explique Enoch Posanai, directeur des services de santé du pays, le gouvernement doit définir une solution à long terme qui nécessite un plan d’action à l’échelle nationale : « Une partie de cette solution à long pour combattre les maladies hydriques, (associées à la contamination de l’eau), consiste à se pencher sur l’ensemble des systèmes d’approvisionnement en eau et les réseaux d’assainissement au niveau des communauté à travers le pays. »
Libération de 17 dauphins aux îles Salomon - Après avoir observé les joutes diplomatiques et les tensions suscitées par la chasse à la baleine entre le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Chris Porter, un exportateur de dauphins, a réalisé que les exportations de dauphins vers des parcs d’amusement ou des hôtels de luxe pouvaient potentiellement déclenché passions et conflits.
Chris Porter a donc décidé de libérer ses derniers 17 dauphins détenus dans son enclos de l’île de Gavutu. Ces dauphins représentent cinq millions de dollars américains, près de 430 millions de Fcfp qui vont partir vers le large dans le cadre d’une campagne à laquelle participent plusieurs organisations écologistes.









![Les Samoans se plaignent de la lenteur des travaux de reconstruction apres le passage du tsunami en septembre 2009. [Radio Australie: Campbell Cooney] Les Samoans se plaignent de la lenteur des travaux de reconstruction apres le passage du tsunami en septembre 2009. [Radio Australie: Campbell Cooney]](http://www.abc.net.au/reslib/200911/r476518_2404808.jpg)




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