Brèves du Pacifique - 06/01/2010
Les Californiens apprécieraient le kava - Selon un certain Jerry Hinch dans le Los Angeles Times « une boisson affectant l’état d’esprit accompagné d’une campagne de marketing ciblant le marché du cannabis est en train de prendre son envol. »
Le produit s’appelle Mary Jane Relaxing Soda ; boisson relaxante gazeuse sucrée Marie Jeanne entrelacée de kava. Le kava est bien connu dans le Pacifique pour ces vertus relaxantes et conviviales. Dans le Sud de la Californie, la bouteille de Marie-Jeanne se vend 2 dollars pièce (170 Fcfp).
Il n’y a pas que du kava dans cette boisson également composée de camomille et de valériane. Ce soda fait partie d’un nouveau groupe de boissons appelé ralentissant ou anti-énergie et qui veulent faire concurrence à des adversaires énergétiques bourrés de caféine comme Red Bull.
Une chose est certaine, c’est que cette Marie-Jeanne au kava est très tendance en Californie et qu’on la trouve dans tous les 7-eleven et autres épiceries. Une bonne nouvelle peut-être pour des pays producteurs de kava comme le Vanuatu ou Fidji.
Le SIDA pèse lourd sur le système de santé en Papouasie Nouvelle-Guinée - Il pourrait même s’effondrer. En matière de lutte contre le Sida, des progrès ont été confirmés dans toute la région Asie – Pacifique, sauf en Papouasie Nouvelle-Guinée.
Prasada Rao, le chef de l’équipe ONUSIDA dans cette région Asie -Pacifique, affirme que la propagation du virus continue et brandit des chiffres. Le nombre de nouveaux cas a augmenté de façon exponentielle avec 21% entre 1984 et 1989 mais de plus de 99% en 2008.
Les Nations Unies estiment à 54 000 le nombre de personnes séropositives dans le pays et indiquent que d’ici 2012, la Papouasie Nouvelle-Guinée pourrait faire face à un taux de prévalence de 5,05% soit près de 208 900 personnes vivant avec le Sida. Une charge que le système de santé déjà en piteux état ne pourra pas supporter. Prasada Rao demande à l’Australie de faire un effort supplémentaire et de collaborer encore davantage avec ses voisins mélanésiens.
Levée des barrières tarifaires entre l’Australie et l’ASEAN – C’est en début de la semaine qu’est entré en vigueur l’accord de libre échange commercial avec les pays du sud-est asiatique (ASEAN), la Nouvelle-Zélande et l’île-continent. Conformément à cet accord, précise le ministre du Commerce australien, Simon Crean, les mesures protectionnistes touchant les exportations australiennes vers les pays de l’ASEAN auront disparu d’ici 2020.
En fonction du présent accord, les barrières tarifaires sur certains produits alimentaires australiens à destination de la Malaisie et des Philippines ont été supprimées. Pour M. Crean, les sociétés australiennes doivent saisir cette opportunité historique pour se lancer à l’assaut de nouveaux marchés.
Et d’ajouter : « L’importance de cet accord est le fait qu’il englobe 12 économies et que nos relations commerciales bilatérales avec toute les nations de l’ASEAN sont d’ores et déjà plus importantes que nos liens commerciaux bilatéraux avec la Chine ».
Des triades chinoises en Papouasie Nouvelle-Guinée – La police s’inquiète et pense que la récente tentative d’assassinat d’un homme d’affaires de Malaisie pourrait être liée à des triades chinoises, une mafia puissante, actives dans le pays.
L’adjoint au chef des forces de police, Awan Sete, précise que deux Chinois armés aurait tiré et blessé l’homme d’affaires en question, Jason Tan, le week-end dernier. Notre correspondant, Firmin Nanol ajoute que selon la police, la tentative d’assassinat reflète des méthodes utilisées par les triades. Deux ressortissants de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont été arrêtés et inculpés par la police qui a également confisqué deux armes à feu et une importante quantité de munitions. L’un des propriétaires armes à feu est connu des services de police.
Si aucune preuve tangible ne relie ces deux affaires, le médiateur en chef de Papouasie Nouvelle-Guinée, Chronos Manek, a fait l’objet d’une tentative d’assassinat il y a une quinzaine de jours. M. Manek est à la tête d’une robuste campagne de lutte contre la corruption.
Les Îles Marshall doivent apprendre à vivre sans perfusion – Pour la Banque asiatique de développement (BAD), cette république océanienne doit se préparer dès aujourd’hui à la fin du Pacte d’association libre avec les États-Unis qui expire en 2024. Les fonds substantiels accordés par Washington dans le cadre de cet accord seront progressivement réduits jusqu’à la date butoir.
Les Marshall ont donc 14 ans pour faire des économies, générer des excédents et des recettes. Un véritable défi selon Dominic Mellor, économiste à la BAD : « L’important est que le gouvernement pense à long terme au lieu de se focaliser sur ce qui a besoin d’être fait en 2010, c’est à 2024 qu’il faut penser, quand les fonds américains vont s’arrêter. » Ces fonds vont créer un trou énorme et la BAD souligne que les îles Marshall doivent impérativement créer et alimenter un nouveau fond d’investissement pour amortir la chute en 2024.
Un naufrage passé inaperçu - Teibi Tearikua, un jeune homme de 19 ans de Kiribati, a décidé de rejoindre les côtes à la nage au lieu de s’accrocher à la coque d’un navire qui avait chaviré. Bien lui en a pris. Cette décision lui a peut-être sauvé la vie.
Teibi Tearikua vit à Tarawa Nord et pensait rendre visite à sa tante sur l’atoll de Maiana à l’occasion de la fête de l’indépendance le 13 juillet dernier. Le ferry est parti avec une cinquantaine personnes à bord et le voyage aurait dû prendre 6 heures. Le navire a disparu quatre jours. C’est le 16 juillet que des pêcheurs ont découvert 17 passagers accrochés désespérément à la coque du ferry renversé.
Cette tragédie est pour ainsi dire passé inaperçue à travers le Pacifique et de nombreuses questions sont toujours sans réponse : pour quelles raisons les autorités australiennes ou néo-zélandaises n’ont pas été averties de la disparition du navire pendant plusieurs jours alors qu’elles auraient pu apporter leur aide?
Teibi Tearikua se souvient d’un ferry lourdement chargé en marchandises et en passagers. Quand le navire a commencé a chaviré, a-t-il précisé, le capitaine a demandé aux passagers de s’asseoir sur le même côté du bateau pour le redresser… 15 corps ont été retrouvés, mutilés par des attaques de requins et 16 sont toujours portés disparus.
Une bénédiction des cieux et un nom à rallonge - C’est à 1h09 du matin le premier janvier que le premier nouveau né du royaume de Tonga a fait son apparition dans cette nouvelle décennie. Winnie Tavake a donné naissance à ce petite garçon de trois kilos, et n’a pu s’empêcher penser au père de l’enfant qui est maintenant aux îles Salomon.
Le père est policier et fait partie des huit officiers qui ont tout récemment été dépêchés 12 mois dans l’archipel salomonais et dans le cadre de la Mission d’assistance régionale chargée de rétablir l’État de droit et de veiller au bon développement des Salomon.
Comment concilier la venue de l’enfant et l’absence du père ? La mère s’est posée la question et a décidé d’appeler l’enfant : ‘ULUAKI FAKAKOLOS MEI LANGI FAKA’ANAUA HE VAHAFOLAU SUNAMI PAU TAVAKE - ce qui signifie selon le site d’infos Matangi Tonga « Bénédiction venue de cieux et que nos meilleurs souhaits traversent l’océan. » Ses amis lui trouveront probablement un diminutif.









![Préparation du kava dans le Pacifique. [ABC] Préparation du kava dans le Pacifique. [ABC]](http://www.abc.net.au/reslib/200901/r331042_1492752.jpg)





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