Brèves du Pacifique > Brèves du Pacifique - 25/12/2009

Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 25/12/2009

Sauvetage en mer, photo d’archives. [Capricorn Helicopter Rescue Service]
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Sauvetage en mer, photo d’archives. [Capricorn Helicopter Rescue Service]

Les cinq rescapés papous passeront le Nouvel An aux îles Marshall - Ces cinq hommes font partie d’un groupe de huit qui ont quitté la Province de Nouvelle-Irlande, en Papouasie Nouvelle-Guinée, le 14 septembre dernier pour tenter de rejoindre Lihir, distante de 50 kilomètres, à bord d’une petite embarcation.

Puis, ce fut la panne sèche et ils ont dérivé en mer pendant neuf semaines avant d’être repérés dans les eaux de Nauru et acheminés vers l’hôpital de Majuro, aux Îles Marshall. L’un de ces jeunes est mort et deux autres sont décédés après leur sauvetage.

Ils pourront être rapatriés après le nouvel an selon les conseils de Peter Asuo, médecin papou à l’hôpital de Majuro : « Pendant les deux ou trois premières semaines, ils étaient complètement traumatisés, le regard vide. Mais maintenant, ils commencent à refaire surface et deviennent plus joviaux, ils communiquent avec les personnes autour d’eux. »

Alerte à la leptospirose à Fidji- C’est un autre problème légué par le cyclone Mick, qui a dévasté une partie des Fidji il y a dix jours: la leptospirose. Le ministère fidjien de l’agriculture a demandé aux habitants des zones sinistrées d’être très prudents pour empêcher la propagation de la bactérie.

Shiu Chand, le directeur du département Animaux, Santé et Production appelle les Fidjiens à bien se laver les mains après avoir touché le cadavre d’un animal.

Autre recommandation: pas question de marcher pieds nus dans les zones inondées, avec une eau stagnante, et les Fidjiens doivent porter des gants quand ils manient des débris dans l’eau. Car la bactérie leptospirose adore les eaux stagnantes.

Le risque de propagation est réel, souligne Shiu Chand :”Les eaux s’écoulent depuis l’intérieur des iles, la zone montagneuse où vivent par exemple les cochons sauvages, et les eaux souillées risquent de contaminer les fermes en aval.”

Les nantis de Chine aimeraient investir dans l’immobilier à Fidji - « Nous recevons beaucoup de demandes de renseignements pour l’achat de propriétés », affirme Watson Seeto, le représentant pour l’Asie de la compagnie aérienne fidjienne Air Pacific.

Une tendance qui tombe à pic puisque depuis les sanctions imposées par l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Europe à la suite du coup d’état militaire de 2006, l’administration fidjienne, tente de se rapprocher de l’Orient et notamment de la Chine.

Watson Seeto précise :« Les prix de l’immobilier et du marché foncier sont très élevés à Hong Kong, les Chinois désirent donc investir dans des propriétés où acheter des résidences secondaires et des villas pour les vacances. »

Dès que Watson Seeti aura obtenu un nombre de demandes suffisant, il fera la tournée des agents immobiliers pour proposer un marché aux nantis de chine.

En ce moment même, des visites adressées aux investisseurs chinois sont organisées en Australie et en Nouvelle-Zélande et Fidji désire aussi s’inscrire dans ce marché.

L’après- Mick à Fidji : une facture salée- Le cyclone tropical est passé il y a dix jours sur Fidji, faisant quatre morts. L’est de l’archipel a été le plus touché, avec 23 écoles primaires endommagées. La facture des dégâts se monte à 4 millions de dollars australiens (300 millions de francs Pacifique).

À l’ouest des îles Fidji, 16 écoles primaires doivent être réparées et en tout Mick a fait pour 2,2 millions de dollars australiens (166 millions de francs Pacifique) de dégâts.

Aux Îles Salomon, un trafic explosif se termine par un drame - Deux adultes et un enfant ont été tués et deux autres enfants sévèrement blessés dans l’explosion d’une bombe de la Seconde Guerre Mondiale dimanche dernier à Yandina, dans la Province Centre de l’archipel. Les victimes étaient en train d’extraire la poudre des bombes non explosées.

Un habitant de Yandina, Samani Ramo, a expliqué au quotidien “Salomon Star ” que la récupération de la poudre est un trafic courant aux Îles Salomon. Il suffit de faire bouillir les bombes pour récupérer la poudre. Laquelle est ensuite vendue à certaines pêcheurs à Honiara, la capitale, qui pratiquent la pêche à l’explosif, pourtant illégale. C’est une pratique qui tue tous les poisons d’un banc. Le poisson ainsi pêché est contaminé par la poudre et dangereux pour la santé.

Samani Ramo a ajouté que les victimes avaient déjà fait bouillir 5 bombes avec succès. “Une des autres bombes a explosé soudainement, arrachant les mains et les jambes des 3 victimes“. Une équipe des services de déminage salomonais a été envoyée à Yandina pour comprendre les causes de l’accident.

En Papouasie Nouvelle Guinée : la Bonne Samaritaine contre les marchands du Temple - C’est la Mère Teresa de Mount Hagen. Rosa Jiwa habite NewTown. Depuis dix ans elle prend soin des orphelins du coin. Des enfants victimes d’abus sexuels et de maltraitance. Certains arrivent dans sa cour en pleurs, le nez cassé, et le visage tuméfié.

Mais, ces enfants doivent faire face à un nouveau danger : des adultes qui les convainquent de les suivre pour gagner de l’argent et qui en font leurs esclaves pour travailler les champs. Rosa Jiwa a poussé un cri d’alarme dans le quotidien papou « Post Courier ».

Samedi dernier, elle a organisé un banquet de Noël dans sa cour… et beaucoup d’enfants manquaient à l’appel. C’est alors qu’elle a appris que la plupart étaient partis et s’étaient retrouvés victimes du travail forcé. « Cette expérience traumatisante va aggraver les problèmes de ces pauvres gamins », déplore-t-elle. Avant de prévenir qu’il n’est pas question que sa cour devienne le centre de recrutement d’agriculteurs peu scrupuleux.

La saison des cyclones s’annonce difficile pour les rescapés du tsunami- Les communautés dévastées en septembre dernier ne sont pas préparées pour résister aux tempêtes tropicales. Au Samoa, de nouvelles maisons ont été reconstruites mais beaucoup vivent encore sous la tente ou même des bâches goudronnées.

Andrew Hewitt d’Oxfam est content du travail de son ONG sur le terrain au Samoa, mais les besoins sont toujours criants: “Les gens ont besoin d’abris en dur, il faut qu’ils puissent se protéger contre les éléments et cette saison de cyclone va être un vrai défi“, a-t-il déclaré au micro de notre correspondant dans le Pacifique Campbell Cooney.

A Brisbane, la communauté tongienne a réuni 15 800 dollars australiens (1.2 millions de francs Pacifique) pour les survivants du tsunami au nord de Tonga. “Nous voulons simplement qu’ils sachent qu’on les soutient.” , a déclaré Peluvalu Veikoso, le représentant de la communauté à Brisbane.

Le tsunami du 29 septembre a tué près de 200 personnes au Samoa, aux Samoas Américaines et à Tonga.

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