Brèves du Pacifique - 07/12/2009
3 000 carcasses de dromadaires dans le Territoire du Nord - Cette semaine, les autorités de ce Territoire vont recourir aux services d’un tireur d’élite pour abattre 3 000 dromadaires aux alentours de Docker River, une localité à la frontière du Territoire du Nord et de l’Australie occidentale.
Ces grands ruminants sans cornes perturbent les petites communautés locales en déterrant les canalisations d’eau. Melvin Jones, un ancien policier du Territoire du Nord, auteur d’une vaste enquête sur une maladie du bétail dans les années 80, condamne cet abattage qu’il juge potentiellement dangereux. Pour Melvin Jones, laisser pourrir 3 000 carcasses de dromadaires à proximité de zones habitées n’est pas la meilleure idée qui soit pour la santé des habitants : « C’est en soi un gâchis terrible qui peut potentiellement déclencher des maladies car la viande sera infestée de mouches, sans oublier la saison des pluies qui va provoquer de nombreux ruissellements qui risquent de contaminer les cours d’eau. C’est un projet particulièrement mal conçu. »
Des milliers de personnes touchées par des inondations en Papouasie Nouvelle-Guinée - Notre correspondant, Liam Fox, précise que des pluies abondantes tout au long de la semaine dernière, ont détruit des jardins vivriers, emporté des routes, des ponts et contaminé les sources d’eau potable à travers la province d’Oro. Les autorités affirment que près de 10 000 personnes ont besoin d’une aide alimentaire de toute urgence. Les stocks de produits de base comme le riz ou la farine ont en effet atteint un niveau critique dans la capitale Popondetta. L’électricité a aussi été rationnée en attendant l’arrivée du ravitaillement en fuel. Cette région a été rudement frappée par le cyclone Guba en 2007, la plupart des infrastructures avaient été détruites et n’ont toujours pas été réparées.
Et puis ce week-end, a eu lieu le tirage au sort de la Coupe du Monde de Football. Ça s’annonce très difficile pour l’équipe d’Australie, qui hérite d’un adversaire redoutable, l’Allemagne, lors des premiers éliminatoires en Afrique du Sud, le 12 juin 2010.
Bientôt un quota de femmes au Parlement papou - Cela fait 20 ans qu’elle se bat pour que les femmes entrent au Parlement. Dame Carol Kidu, la seule et unique députée féminine papoue, compte bien y arriver en 2010. En mars dernier, le Parlement avait rejeté l’instauration d’un quota de femmes, demandée entre autres par Dame Carol Kidu et le Premier ministre Michael Somare. Motif : il faudrait pour cela modifier en profondeur la Constitution. Le Parlement avait cependant décidé de se pencher sur d’autres dispositifs légaux pour assurer ce quota féminin. Depuis lors, Dame Carol Kidu a travaillé avec des consultants juridiques papous et étrangers. Invitée de Pacific Beat sur Radio Australie, elle a déclaré qu’elle avait trouvé la solution : il suffirait d’agrandir le Parlement, comme ça le quota de députées féminines ne lèserait personne. Reste à savoir ce qu’en pensent ses collègues masculins.
Le Passeport biologique de l’athlète, nouvelle arme anti-dopage - C’est la dernière trouvaille de l’Agence mondiale anti-dopage : le passeport biologique a été adopté la semaine dernière à l’occasion du 10è anniversaire de l’institution. C’est un pas supplémentaire par rapport aux contrôles anti-dopage classiques, qui permettent de détecter ponctuellement une substance interdite dans les urines ou dans le sang. Le passeport biologique de l’athlète, lui, contient toute l’information biologique du sportif. Ce qui permet de voir s’il y a des variations anormales du contenu de ses urines ou de son sang. Et donc dopage camouflé. Ce passeport biologique de l’athlète requiert toute une logistique pour la collecte, le transport, la conservation et l’analyse des échantillons. Il n’est pas obligatoire pour le moment. Ce qui fait dire au Dr Ken Fitch, membre de la commission médicale du Comité olympique: « Le passeport biologique sera utilisé en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais il n’est pas prêt de s’imposer dans les autres pays du Pacifique, vu qu’ils ne contrôlent pas régulièrement leurs athlètes, ils seraient incapables de déterminer le profil de leur sang ou de leurs urines ! »
450 litres de « kwaso » saisis par la police des Îles Salomon - Les policiers ont frappés simultanément cinq points de vente dont un en plein cœur du marché central de la capital Honiara. La saison des fêtes approche et cet alcool frelaté illégal de fabrication artisanale à base d’alcool à brûler risque de couler à flot. La police s’est félicitée du succès de l’opération qui devrait se poursuivre pour décourager la consommation du « kwaso ». Ce tord-boyaux fait-maison est considéré comme l’une des causes prédominantes des actes de violences conjugales et autres abus. Des bandes organisées en ont fait un véritable commerce à travers tout l’archipel. La police, qui souligne que le « kwaso » à déjà causé des morts, désire limiter les dégâts dans la perspective des fêtes de fin d’année. Deux hommes ont été arrêtés la semaine dernière lors de la descente de police ainsi qu’une femme qui s’est enfuie dans la forêt. Toutefois, les policiers ont réussi à l’interpeller à 100 mètres de chez elle. Morale de l’histoire, selon la police : « Vous pouvez courir mais vous ne pourrez pas vous cacher. »
Une méthode d’apprentissage moderne pour sauver la langue samoane - La nouvelle édition du Gagana Samoa vient de paraître en Nouvelle-Zélande. C’est Galumalemana Alfred Hunkin, le directeur de l’Institut du Samoa à l’université Victoria qui a créé ce manuel d’apprentissage, il y a 20 ans… L’édition 2009 est augmentée d’un glossaire et d’un CD pour aider les débutants à prononcer correctement le samoan. M. Hunkin a expliqué au micro de Pacific Beat sur Radio Australie que le Gagana Samoa sert à la fois aux non samoans qui souhaitent apprendre, et aux Samoans émigrés qui ont perdu l’usage de la langue depuis plusieurs générations. “Les enfants qui ne parlent pas la langue de leurs ancêtres parce que l’anglais a pris le dessus, peuvent désormais se mettre au samoan », s’est félicité Galumalemana Alfred Hunkin.
Un tsunami de quatre étages - Des scientifiques néo-zélandais s’entendent pour dire que le raz de marée de la fin du mois de septembre s’est élevé à 14 mètres au-dessus du niveau de la mer quand il a frappé les côtes du Samoa et à 10 mètres quand il a percuté le Samoa américain. Les témoignages recueillis sur place sont contradictoires et n’ont jamais pu établir le nombre et la hauteur des vagues qui ont dévasté les archipels samoans. L’Institut de recherche atmosphérique national de Nouvelle-Zélande a pu établir que deux voire trois vagues substantielles ont frappé le Samoa. Le tsunami fait suite à un séisme d’une magnitude de 8,3 sur l’échelle de Richter, survenu à 190 kilomètres d’Apia, la capitale du Samoa. Il a tué plus de 180 personnes au Samoa, au Samoa américain et à Tonga.









![Dromadaires sauvages près de Docker River dans le Territoire du Nord australien. [Source non identifiée] Dromadaires sauvages près de Docker River dans le Territoire du Nord australien. [Source non identifiée]](../reslib/200911/r476085_2401322.jpg)


