Brèves du Pacifique - 23/11/2009
L’avenir incertain de la mine d’OK Tedi - Ni le gouvernement de Papouasie Nouvelle Guinée, ni les habitants de la région de la Fly River ne décideront de la réouverture ou de la fermeture de la mine.
Les propriétaires de cette mine ont précisé que les résultats d’une étude d’impact environnemental détermineront l’avenir de cette mine. Cette étude, qui devrait s’achever dans le courant de l’année prochaine, a pour objectif d’évaluer les dégâts causés par les déchets et les rejets miniers dans les eaux du système fluvial de la Fly River, située dans la Province Ouest du pays. Le directeur exécutif de la mine, Alan Breed, précise qu’un plan détaillé de fermeture de la mine sera soumis au gouvernement d’ici la fin de l’année.
Remontée de l’économie des îles Salomon - C’est une augmentation des exportations, de la production et une inflation en baisse qui sont à l’origine d’un fort rebondissement de l’économie de cet archipel mélanésien. De tout le Pacifique, les Salomon ont été le pays le plus touché par la crise financière mondiale et la chute vertigineuse des exportations de grumes en Chine en est principale raison. Le dernier rapport d’évaluation des îles Salomon de la Banque ANZ précise qu’au mois doute la production des matières premières et produits de base a explosé dans presque tous les domaines. Les exportations de grumes, de coprah, d’or alluvial et d’huile de palme sont à la hausse et la chute de l’inflation est conséquente : 3,4%.
Reprise des travaux de la Commission d’enquête sur le naufrage du ferry tongien « Ashika Princess » - Le directeur adjoint du Département maritime du royaume de Tonga, Viliami Tu’ipulotu, l’homme qui a délivré un certificat qui a permis au ferry de quitter le port pour un dernier voyage, a déclaré qu’il n’aurait jamais laissé partir sa famille sur ce ferry. L’Ashika a coulé au large de Tonga le 5 août dernier. 74 Personnes ont perdu la vie. Après une trêve de deux semaines, la déposition des témoignages se poursuit devant la Commission. M. Tu’ipulotu aurait décidé le premier juillet que le ferry n’était pas en état de navigabilité dans les eaux tongiennes. Le directeur adjoint et son équipe d’inspecteurs ont en effet découvert de nombreuses défectuosités lors d’une inspection mais a quand même délivré un certificat provisoire de navigabilité. Viliami Tu’ipolutu dément avoir reçu un pot de vin mais reconnaît que son certificat est un « faux » puisqu’un navire est en état de navigabilité ou ne l’est pas. L’enquête se poursuit.
Le choléra continue de se propager en Papouasie Nouvelle-Guinée - Les services de santé ont annoncé que la maladie a traversé la frontière de la province de Madang pour s’introduire dans la province du Sepik oriental où le choléra aurait fait cinq victimes. L’épidémie a pour la première fois été détectée en septembre dans la province de Morobe et fait près de 80 morts avant de se propager dans les provinces voisines des Hauts Plateaux de l’Est et de Madang pour enfin atteindre, semble-t-il, le Sepik oriental. Selon l’administrateur en charge de cette province, Samson Torovi, 5 personnes sont mortes et 90 autres seraient infectées : « Nous prenons cette menace très très au sérieux ». Les autorités centrales envisagent de restreindre la libre circulation des habitants entre les deux provinces. De nombreux vendeurs de noix de bétel font le va et vient entre ces deux provinces.
Légère pression d’un diplomate américain sur les îles Salomon - L’ambassadeur des États-Unis auprès des Salomon, Teddy Taylor, a indiqué que Washington préfèrerait que les îles Salomon n’entretiennent pas de relations avec des pays comme Cuba et l’Iran. M. Taylor, qui vient de visiter Honiara, la capitale des Salomon, a toutefois déclaré que si le gouvernement décide d’envoyer des étudiants en médecine à Cuba avec des fonds iranien ; c’est son affaire tant que les sanctions internationales sont respectées. L’ambassadeur a aussi vivement démenti des allégations suggérant que la Maison blanche aurait participé au blocage de 100 000 dollars américains envoyé par l’Iran aux îles Salomon pour payer les billets d’avion des jeunes qui s’en vont étudier la médecine à Cuba.
Le Vanuatu entame sa reprise de l’économie en position de force - Le dernier rapport d’évaluation économique de la Banque ANZ indique que le Vanuatu a été l’un des pays le moins affecté par la crise économique mondiale. Les activités économiques lors du premier semestre 2009 ont été florissantes avec une forte fréquentation de touristes et des projets de développement des infrastructures et du tourisme ont permis de relancer l’industrie du bâtiment. Toutefois, souligne la banque, Vanuatu ne doit pas s’attendre à un rebondissement immédiat. L’agriculture reste un peu à la traîne et avec les prix des produits de base, les exportations ont chuté de 17,5%. Les importations ont augmenté de 7,8% suite à la montée du dollar australien. L’ANZ estime que le Vanuatu, en bonne position fiscale, s’est comporté raisonnablement bien pendant la crise mais que la croissance reste peu probable tant que la reprise ne sera pas globale.
Pas ou peu de statistiques sur les requins - David Kirby, expert du Secrétariat de la communauté du Pacifique, fait remarquer que si les données disponibles sur le thon sont fournies, celle sur le nombre de requins sont quasiment inexistantes. Selon les estimations 80% des espèces de requins et de raies vivent dans les eaux des nations océaniennes du Pacifique et au moins la moitié de ces espèces est particulièrement migratoire. La semaine dernière, l’Agence des pêcheries du Forum des îles du Pacifique, le Programme régional océanien de l’environnement et le Secrétariat de la communauté du Pacifique se sont réunis pour lancer un plan d’action régional sur les requins. Au centre de ce plan, l’amélioration des collectes de données pour s’assurer que les requins ne soient pas accidentellement surexploités : « Nous n’en savons pas assez sur la biologie de base des requins pour pouvoir déterminer s’ils sont très vulnérables à la surpêche. »











