Brèves du Pacifique > Brèves du Pacifique - 10/11/2009

Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 10/11/2009

Sir Michael Somare, Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée annonce son retrait de l’arène politique pour 2012 [AFP]
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Sir Michael Somare, Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée annonce son retrait de l’arène politique pour 2012 [AFP]

Sir Michael Somare annonce son retrait de la vie politique en 2012 - C’est la deuxième fois que le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée exprime publiquement son intention de quitter l’arène politique et de ne pas se présenter aux élections législatives de 2012.

Le Post Courier rapporte que si Sir Michael ne se présentera pas aux législatives, il fera toutefois campagne pour les candidats de son parti de l’Alliance nationale. Le Premier ministre s’est aussi déclaré persuadé d’avoir bien servi son pays pendant les 42 années de sa carrière politique. Notre correspondant Firmin Nanol ajoute que Sir Michael s’est exprimé devant des milliers de personnes à Kandep, dans la province d’Enga lors d’un rassemblement de soutien à Don Polye, l’ancien Vice-Premier ministre du pays qui fait campagne dans cette circonscription à l’occasion d’une élection partielle. La Victoire de M. Polie en 2007 ayant été annulée par un tribunal

Nouvelle législation criminelle aux îles Fidji - Le code pénal centenaire de l’archipel sera remplacé à partir du 1er février par cette nouvelle législation. Aiyaz Sayed-Khaiyum, le chef des Services juridiques gouvernementaux indique que certaines dispositions révolutionnaires vont venir s’ajouter au système judiciaire : « Essentiellement, [cette nouvelle loi] modernise et corrige les lois fidjienne, ce qui nous permettra de nous conformer à toute une série de domaines associés à nos obligations internationales. » La législation criminelle comporte et reconnaît des infractions et des délits qui ne figurent pas dans le vieux code pénal : la violence sexuelle, la persécution sexuelle, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, le recrutement mensonger, et le trafic des personnes et des enfants pour ne citer que quelques dispositions prévues par la loi.

Le gouvernement salomonais déplore les représailles et les ripostes diplomatiques - John Keniapisia, secrétaire spécial du Premier ministre des îles Salomon, a indiqué que la rupture du dialogue entre Fidji et l’Australie, la Nouvelle-Zélande et d’autres nations océaniennes du Pacifique ne vont pas améliorer la situation. Frank Bainimarama, le Premier ministre provisoire de Fidji, en colère contre des médias australiens, a expulsé la semaine dernière les ambassadeurs australien et néo-zélandais et la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont riposté en expulsant les ambassadeurs fidjiens. John Keniapisia espère que le dialogue va reprendre : « Je dis que c’est malheureux parce que dans notre monde d’aujourd’hui, l’homme n’est plus une île, nous avons toujours besoin les uns des autres et nous devons toujours nous soutenir les uns les autres… Nous ne faisons qu’un, comme une seule et grande communauté et à chaque fois que nos relations sont menacées, c’est une inquiétude qui nous concerne tous. »

Pas de corruption dans la distribution de l’aide - Le Premier ministre du Samoa, Tuilaepa Sailele Malielegaoi est allé en Nouvelle-Zélande pour réclamer une aide financière supplémentaire pour aider à reconstruire son pays ravagé par le tsunami du mois de septembre. À cette occasion, Le Premier ministre a réitéré que la distribution de l’aide donnée au Samoa n’a pas donné lieu à des pratiques corrompues. La semaine dernière, des députés de l’opposition du Samoa ont exprimé des inquiétudes quant à la distribution de l’aide internationale. Pour Tuilaepa Sailele Malielegaoi, tout s’est déroulé de manière honnête et équitable : « Je n’ai vu aucun problème dans la distribution ». M. Tuilaepa a aussi remercié la Nouvelle-Zélande et l’Australie pour leur assistance pendant une période économiquement difficile. La Nouvelle-Zélande a maintenant accepté de débloquer un peu plus de deux millions de dollars américains (160 millions de Fcfp) pour tenter de rétablir l’industrie du tourisme au Samoa.

Coopération agricole entre la France et le Vanuatu- L’ambassadrice de France au Vanuatu, Françoise Maylie, a signé un accord de financement d’un montant total de 75 000 euros, (près de neuf millions de Fcfp) destinés à des projets agricoles entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. L’objectif est de promouvoir des échanges de produits agricoles et de services qui bénéficieront à la fois aux producteurs et aux consommateurs des deux archipels. Il s’agira d’identifier des filières disposant d’un potentiel à l’exportation, d’analyser les obstacles au développement des échanges et de proposer de solutions concrètes pour y remédier. Un second projet a pour objet de renforcer les capacités techniques des producteurs vanuatais de fruits et légumes et leur fournir un matériel végétal amélioré pour leur permettre de développer une agriculture commerciale correspondant aux besoins du marché local et des pays de la région.

Pressions pour que l’Australie accueille des Ouïghours - Les États-Unis ont récemment libéré un groupe de Ouïghours chinois turcophones et musulmans qui ont passé sept ans dans la prison militaire de Guantanamo Bay, à Cuba, après avoir été capturés en Afghanistan. Les États-Unis ne considèrent plus ces Ouighours comme des « ennemis combattants » et ils ont été accueilli temporairement, il y a une dizaine de jours, par la nation océanienne de Palau et ne peuvent pas retourner en Chine par crainte d’être persécutés. Le Président de Palau, Johnson Toribiong, demande maintenant à l’Australie d’accueillir les Ouïghours étant donné qu’une large communauté de chinois turcophones musulmans existent déjà en Australie et que Palau est un petit État insulaire qui compte une population d’à peine 20 000 habitants à majorité chrétienne. Pour M. Toribiong, c’est un geste humanitaire : « Ils ne peuvent pas retourner en Chine, c’est un problème. Ils doivent trouver un endroit qui les accepte et qui abrite déjà des Ouïghours, comme l’Australie par exemple. »

La Papouasie Nouvelle-Guinée manque de personnel qualifié - Plus de 12 000 employés sont requis pour le projet de plusieurs milliards de dollars d’exploitation des vastes réserves de gaz naturel liquéfié du pays et les autorités ont indiqué qu’elles ne peuvent pas répondre à la demande. Le ministère du Travail et de l’emploi précise que le pays ne peut pas fournir les 500 soudeurs demandés par les opérateurs du projet. La Papouasie Nouvelle-Guinée se retrouve donc confrontée, selon le Post-Courier, à un afflux de travailleurs étrangers décrochant des emplois qui passent sous le nez des habitants locaux qui risquent de devoir se contenter d’un rôle de spectateur dans un projet où ils espèraient pouvoir participer.

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