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Ban Ki-moon porteur d’espoir à Kiribati

09/09/2011 09:43

Grand besoin de citernes d'eau à Kiribati. Les lentilles d'eau douce sont contaminées par l'eau salée. [ABC]
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Grand besoin de citernes d'eau à Kiribati. Les lentilles d'eau douce sont contaminées par l'eau salée. [ABC]

La toute récente visite du Secrétaire général des Nations Unies aux îles Salomon et à Kiribati a permis de redonner un coup de projecteur sur le Pacifique et d’attirer l’attention de la communauté internationale.
En se rendant à Kiribati, M. Ban Ki-moon a indiqué vouloir mieux comprendre les questions d’adaptation au changement climatique.

À Kiribati, le secrétaire de l’ONU a pu découvrir des villages situés à seulement 3 mètres au-dessus du niveau de la mer et par conséquent vulnérables à la montée du niveau de l’océan associé au réchauffement des températures.

Des villages où l’eau des puits a été contaminée par l’eau de mer. C’est la raison pour laquelle, Linda Uan, du réseau - Action pour le Changement Climatique de Kiribati - lance un appel à l’aide internationale afin de pouvoir acheter des citernes d’eau pour les îles périphériques de Kiribati.

UAN: « C’est en train de toucher les plus vulnérables, les jeunes enfants et les personnes âgées et des gens ont la diarrhée, sont pris de vomissements, toutes ces maladies associées à de l’eau qui n’est pas potable. »

Les atolls de Kiribati possèdent des lentilles d’eau douce qui se forment sous les îlots coralliens. Du fait de la densité l’eau douce s’installe sur une masse d’eau et la lentille se trouve donc au-dessus du niveau de la mer. Et les habitants peuvent s’approvisionner en eau douce, mais c’est de moins en moins possible à Kiribati.

UAN : « Actuellement nous avons des lentilles d’eau douce et les gens vont puiser cette eau tous les jours dans les puits. Il y a aussi un système de conduites du gouvernement qui achemine l’eau vers d’autres localités et cette eau a perdu en densité et quand elle perd en densité, elle devient aussi salée et saumâtre. L’alternative c’est de collecter l’eau de pluie mais nous avons besoin de citernes pour la récupérer. »

Pour le moment, les habitants récupèrent l’eau de pluie avec toutes sortes de récipients qui ne sont pas assez grands pour faire des réserves qui leur permettraient de tenir plusieurs mois. Et Linda Uan réclame des citernes de 5 000 et 10 000 litres. Mais pleut-il suffisamment ?

UAN : « Avant nous avions la sécheresse mais maintenant c’est la saison des pluies. Il pleut 2,3 ou 4 fois par semaine, il y a donc beaucoup de pluie et nous avons besoin de ces réservoirs ou de citernes pour la récupérer. »

Est-ce que la visite de Ban Ki-Moon fait que l’appel risque d’être entendu plus vite ?

UAN : « Et bien juste le fait qu’il soit venu a boosté le moral le tout le monde dans le pays. Nous avons diffusé en direct dans toutes les îles de Kiribati. Il a parlé aux enfants, il a parlé à tout le monde. Ça faisait plaisir à voir. Il nous a parlé de sa campagne [sur le changement climatique].Il a dit que nos problèmes étaient réels et je suppose que c’est ce que nous essayons de dire à la communauté internationale parce qu’elle ne voit pas les défis que nous devons relever tous les jours. »

Linda Uan, du réseau - Action pour le Changement Climatique de Kiribati

 

 

 


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