Australie: les banques se serviront moins grassement sur les transferts vers le Pacifique
22/07/2011 11:48
Cette fois-ci ce n’est plus un voeu pieu mais une réalité. Le transfert de fonds de l’Australie aux pays du Pacifique va baisser de manière significative.
L’annonce a été faite par le Secrétaire parlementaire au Trésor, David Bradbury, lors du Sommet des Ministres de l’Economie de la région qui s’est tenu au Samoa.
Il a mené ces dernières semaines des discussions avec deux des principales banques australiennes - WestPac ANZ, ainsi qu’avec les deux sociétés de transfert les plus importantes, Western Union et Moneygram.
En ce qui concerne les sociétés de transfert, aucun accord n’a été conclu pour le moment, mais ce qui est sûr, c’est que les banques se serviront moins grassement au passage.
Bruce Hill a joint David Bradbury au Samoa:
«Suite aux négociations que j’ai menées avec WestPac, je suis très heureux de vous annoncer que WestPac a décidé de baisser sa taxe de transfert d’argent par télex de 30 à 10 dollars. C’est un geste important parce que la majorité des gens envoient des petites sommes à leurs familles dans le Pacifique, pas plus de 200 dollars.»
Autre bonne nouvelle, du côté de la banque ANZ cette fois-ci:
«L’ANZ a décidé d’instaurer un système de fidélité avec une carte. Si vous transférez souvent de l’argent, le coût du transfert pourrait baisser à 6% du montant envoyé. C’est un énorme pas en avant, parce que je vous rappelle que le coût moyen c’est 20.8% de la somme.»
Les concessions faites par les banques sont un phénomène nouveau. Jusqu’à présent les sociétés de transfert type Western Union offraient les conditions les plus avantageuses. Mais c’est en train de changer:
«En ce moment les banques deviennent plus compétitives et cette évolution permettra d’intensifier la concurrence et donc de faire baisser le prix des transferts d’argent dans la région.»
Et cette petite révolution aura beaucoup d’impact sur les économies des pays insulaires du Pacifique. David Bradbury:
«Dans certains pays, les transferts d’argent de la diaspora représentent 30 à 40% du PIB, tandis que l’aide au développement représente pour 5 à 10%. Donc la baisse du coût des transferts va forcément améliorer l’activité économique dans ces pays.»
Reste un obstacle majeur à surmonter: les taxes ne sont pas encore proportionnelles au montant transféré…
C.L.


















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