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À Copenhague, Tuvalu secoue le cocotier

11/12/2009 09:40

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Atoll de Funafuti, à Tuvalu, vulnérable à la montée du niveau de l’océan [AFP]

On s’y attendait, les négociations sur le climat dans la capitale danoise sont tendues. Tuvalu, petit État du Pacifique Sud, avec ses 9 atolls coralliens et 11 000 habitants, s’est attaqué aux grands. Mais pas n’importe lesquels: les grands pays émergents, la Chine et l’Inde.

Ce qui revient à briser un tabou: la distinction entre les pays industrialisés, responsables du changement climatique, et les pays en développement. Lesquels ne sont pas tenus de réduire leurs émissions dans le Protocole de Kyoto.

Or les grands émergents- la Chine et l’Inde en tête, émettent désormais la moitié des gaz à effet de serre de la planète. Tuvalu, qui réclame déjà un accord général juridiquement contraignant, a donc proposé d’ajouter un amendement obligeant les grands émergents à réduire leurs émissions à partir de 2013.

Comme on peut s’y attendre, 15 pays, dont, bien sûr, la Chine et l’Inde, mais également l’Arabie Saoudite, ont déjà contre-attaqué. Demandant la suspension de séance, ils ont quitté la salle.

Un geste de refus que le négociateur de Tuvalu, Ian Fry, n’a pas apprécié: “Nous ne pouvons pas accepter qu’il y ait des négociations informelles entre certains pays, c’est un problème essentiel et nous vous implorons de lui réserver le traitement approprié“.

Quant à la Ministre australienne du Changement climatique, Penny Wong, elle a demandé un changement d’attitude: « Si nous voulons un accord, il faut arrêter de montrer du doigt certains pays ou de rejeter la faute sur le voisin“.

Tuvalu a reçu le soutien des autres petits pays insulaires et de pays africains, tous déjà affectés par le changement climatique.

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