3 000 kilomètres au compteur pour Rémi Camus chez les Mutitjulu
31/01/2012 08:37
Je vous propose de faire le point avec ce jeune français qui traverse l’Australie en courant à raison d’un marathon par jour. Melbourne - Darwin où il devrait arriver en mars prochain. Parti en octobre de Melbourne, Rémi Camus a maintenant parcouru dans les 3 000 kilomètres en 64 jours.
Il se trouve à Yulara dans le centre de l’Australie, une petite localité au milieu de nulle part à environ 750 kilomètres au sud-ouest d’Alice Springs, c’est-à-dire à la porte du Parc National d’Uluru et de Kata Tjuta, là où se trouve le fameux et gigantesque monolithe.
Rémi avec l’aide d’un ranger, du prénom d’Angela, a été autorisé à se déplacer librement dans la communauté aborigène de Mutitjulu. Voici ses premières impressions.
Rémi Camus : « Il y a un manque d’argent. Un manque d’aide, un manque de fonds. Nous sommes arrivés lundi soir chez une dame, ils étaient tous dehors assis sur des chaises. On va leur parler et en fait ils voulaient juste manger. Ils n’avaient pas à manger. Alors on est revenu chez la ranger et on a fait à manger, on a fait un peu de riz et on leur a apporté. Je me suis dit, c’est quand même bizarre, le Parc National d’Uluru-Kata Tjuta est l’un des sites les plus visités au monde. Il y a quand même 300 000 visiteurs par an et si chacun paye son passe à 25 dollars pour trois jours, ça fait quand même beaucoup d’argent, je trouve. Et les gens sont devant leur maison en train de demander un peu de nourriture. C’est à eux tout ça, alors je ne comprends pas qu’ils sont en manque de nourriture et d’argent alors que tout autour on voit bien qu’il y a de l’argent et beaucoup d’argent.
Pierre Riant :Tu as subi beaucoup d’épreuves, probablement beaucoup de souffrances Tu es parti depuis en octobre de Melbourne et quand je pense que tu vas arriver à destination le 15 mars et bien de l’extérieur on se dit : qu’est-ce que c’est vite passé ? Tu ressens cela aussi ?
Rémi Camus : Vu que je cours le matin, il est 6 heures, 6 heures et demi pour avoir la fraîcheur du matin. Après je cours toute la journée et je ne m’arrête pas le midi. Il fait des températures qui montent à 48 ou 49 degrés, ce qui n’est pas très agréable. Et je finis vers 9 heures et demi 10 heures du soir et je trouve les journées très très longues et ça tire sur les jambes. Maintenant quand je m’asseye et que je réfléchis, je me dis que c’est vrai ça passe vite. Mais les journées sont longues. »
Ce jeune Français est en partenariat avec l’Association du Syndrome de L.O.W.E, présente en France et en Australie. Le syndrome de L.O.W.E est une maladie génétique et héréditaire qui ne touche que les garçons. Les enfants atteints souffrent de cataracte, d’insuffisance rénale et de troubles neurologiques graves


















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