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25ème anniversaire du sabordage du Rainbow Warrior

13/07/2010 10:09

25e anniversaire du sabordage du navire amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior. [http://en.wikipedia.org/wiki/Sinking_of_the_Rainbow_Warrior]
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25e anniversaire du sabordage du navire amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior. [http://en.wikipedia.org/wiki/Sinking_of_the_Rainbow_Warrior]

Comme chacun le sait, Greenpeace a marqué le samedi 10 juillet le 25e anniversaire du sabotage par les services secrets français de son navire amiral dans le port d’Auckland.
Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1985, des agents français ont coulé le navire après avoir posé des mines sur sa coque.  Greenpeace avait au départ l’intention d’emmener une flottille pour protester contre les essais nucléaires effectués par la France à Mururoa, en Polynésie française.

25 ans n’ont pas semble-t-il permis d’effacer l’amertume. Nos collègues de Pacbeat ont réussi à contacter quatre personnes profondément impliquées dans ce sabordage qui fait mort d’homme.

L’amertume reste et elle tient surtout au fait que tous les coupables n’ont pas été punis.

Premier témoignage, Martini Gotje, (Premier officier à bord du Rainbow Warrior) : « Nous avons crié ‘Tout le monde debout ! ‘. Mais nous nous sommes retrouvés dans le noir, les lumières se sont été très rapidement éteintes et après, et bien après il y a eu un mouvement de panique, vous savez ? Vous pouviez voir l’eau remonter avec force depuis en bas. Puis la capitaine a hurlé : ‘Abandonnez le navire’ ».

Deuxième témoignage : Bunny McDiarmid, (matelot sur le Rainbow Warrior, elle est actuellement la responsable de Greenpeace pour la Nouvelle-Zélande) : « Justice, telle que nous la comprenons, ne sera jamais faite avec tous ceux qui ont été impliqués. Et je pense qu’aucun d’entre eux n’ira au paradis. Et c’était du terrorisme d’État à cette époque et ce serait encore du terrorisme d’État aujourd’hui. »

Troisième témoignage : Hen Haazen, (compagnon de Bunny McDiarmid qui, avec sa compagne, n’était pas à bord du navire amiral quand les mines ont explosé) : « Ces types s’en sont bien tirés, vous savez. Ceux qui ont été emprisonnés en Nouvelle-Zélande pendant une demi-année, puis une autre demi-année dans une île du Pacifique pour être ensuite accueillis chez eux en héros. Ça c’est le plus frustrant. Ça ne vous lâche pas quand vous commencez à y penser. Justice n’a pas été faite. »

Quatrième témoignage : Allen Galbraith, (policier néo-zélandais) : « De toute évidence, nous n’avons rien pu tirer de la France. Bien que nous ayons quand même envoyé des enquêteurs là-bas. Nous avons été aidés par quelques pays, certains plus que d’autres. Mais tout cela prend du temps. Et nous étions obligés de travailler à partir des sources d’Interpol, au lieu de faire notre propre enquête. »

Le mot de la fin à Bunny McDiarmid : « Ce fut une étape importante pour la Nouvelle-Zélande, pas simplement pour Greenpeace. Je pense que cela à contribué à faire de nous un pays dénucléarisé. Et puis c’est devenu partie intégrante de notre histoire, de notre identité. »


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